|
A
retenir
Environ 20 % des
salariés européens estiment que leur santé est affectée par des
problèmes de stress au travail, ce qui en fait l’un des
principaux problèmes de santé au travail déclaré, derrière le
mal de dos, les troubles musculo-squelettiques et la fatigue (selon
la dernière enquête de la Fondation européenne pour l’amélioration
des conditions de travail). Le phénomène n’épargne plus aucun
secteur d’activité.
On parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre
entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et
les ressources dont elle dispose pour y répondre. Les situations
stressantes qui s’installent dans la durée ont toujours un coût
pour la santé des individus qui les subissent. Elles ont également
des répercussions négatives sur le fonctionnement des entreprises.
C’est pourquoi on ne peut pas parler de « bon stress ».
|
|
Définition
du stress au travail
Le stress « survient
lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'une personne a
des contraintes que lui impose son environnement et la perception
qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face. Bien que le
processus d'évaluation des contraintes et des ressources soit
d'ordre psychologique, les effets du stress ne sont pas uniquement
de nature psychologique. Il affecte également la santé physique,
le bien-être et la productivité ».
On retrouve dans
cette définition trois notions importantes:
-
les facteurs de
stress, c’est-à-dire des situations de travail contraignantes
qui vont favoriser l’apparition de l’état de stress,
-
la personne qui va
réagir à ce qui lui pose problème, à la fois avec son corps
et son psychisme,
-
et les effets
observables sur les comportements ou la santé de la personne et
sur l'entreprise, si la situation concerne un nombre important
de salariés.
Le stress doit
devenir une préoccupation pour l’entreprise dès lors que les
plaintes de « mal-être » au travail se multiplient et
quand les facteurs qui en sont à l’origine sont liés au travail
(intensification du travail, pressions multiples, exigences de la
clientèle...). Le stress n’est pas, dans ce cas, le révélateur
de fragilités individuelles mais la manifestation de
dysfonctionnements plus généraux dans l’entreprise.
La prévention du stress s’inscrit dans le cadre général de la
prévention des risques professionnels. Le chef d’entreprise doit
veiller à protéger la santé et la sécurité physique et mentale
de ses salariés au travail. C’est une obligation de résultat. Et
comme pour les autres risques professionnels, l’approche du stress
au travail doit donner lieu à une évaluation et à un programme de
prévention.
La priorité doit être de promouvoir au sein des entreprises des
modes d’organisation qui n’altèrent pas la santé physique et
mentale des salariés. Les actions de prévention collective du
stress au travail sont à privilégier car elles sont plus
efficaces dans le temps. Elles consistent à réduire les sources de
stress en agissant directement sur l'organisation, les conditions de
travail, les relations sociales de travail, le poste de travail...
D’autres types
d’interventions existent. Ils visent à renforcer la résistance
individuelle des salariés à des situations de travail
potentiellement stressantes pour eux : gestion individuelle du
stress, formation à la gestion des conflits… Leurs effets bénéfiques
ne sont cependant que de courte durée.
Extrait du site de l'
INRS - Institut
National de Recherche et Sécurité |