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II
- Les facteurs de risque cardio-vasculaire
1.
Les facteurs de risque majeurs
1.1
L'hypertension artérielle
1.2
Le cholestérol
1.3
Les triglycérides
1.4
Le tabac
1.5
Le diabète
1.6
Le syndrome X
2.
Les facteurs de risque mineur
2.1
L'excès de poids
2.2
La sédentarité
2.3
Le stress
LES
FACTEURS DE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE
On
appelle "risque" la probabilité d'apparition d'un événement défavorable
et "facteur de risque"
ce qui modifie le niveau de ce risque.
Les
facteurs de risque peuvent être d'origine biologique (cholestérol et triglycérides
élevés), chimique (nicotine), psychologique (stress), socioculturelle (sédentarité).
Ils peuvent être exogènes ou extérieurs (sel, tabac, suralimentation,..)
et/ou endogènes, c'est-à-dire propres à l'individu (âge, sexe, hérédité...)
De
nombreuses études réalisées sur des populations entières ont permis
d'identifier un certain nombre de facteurs de risque au cours des quarante dernières
années. Selon leur degré de participation dans le développement des maladies
cardio-vasculaires, on en distingue deux types :
*
Les facteurs de risque majeur : hypertension artérielle (HTA), cholestérol élevé,
tabagisme, diabète, syndrome X.
*
Les facteurs de risque mineur : excès de poids (surpoids supérieur à 10%), sédentarité,
stress.
Tous
ces facteurs sont modifiables par des mesures hygiènico-diététiques ou par
des traitements médicamenteux.
1.
LES FACTEURS DE RISQUE MAJEUR
_________________________________________________________
*
La présence chez l'individu de certains facteurs augmentent les possibilités
de développer une maladie donnée. Ces facteurs de risque peuvent être éliminés
ou neutralisés.
*
Les facteurs de risque cardio-vasculaire plus importantes sont: l'hypertension,
artérielle, le cholestérol élevé, les triglycérides élevés, le tabac, la
diabète et le syndrome X.
_________________________________________________________
Les
facteurs de risque majeur constituent isolément ou en association
une véritable menace car ils participent au développement d'un certain
nombre de maladies cardio-vasculaires telles que l'infarctus du myocarde et
l'accident vasculaire cérébral.
En
règle générale, un facteur de risque majeur double la probabilité
d'infarctus, deux facteurs la quadruplent et
trois la multiplient par neuf.
1.1
L'hypertension artérielle
Toutes
les études épidémiologiques réalisées en France, en Europe, et aux Etats
Unis désignent l'HTA, comme un facteur de risque redoutable. Une étude américaine
montre que le risque coronarien est multiplié par deux chez les personnes dont
la tension systolique ( ou maximale) est supérieure à 150 mm Hg. par rapport
à celles dont la tension systolique est inférieure à 130 mm Hg. La même
remarque peut être faite en ce qui concerne la tension diastolique.(ou
minimale) Les deux mesures (systolique et diastolique) ont sensiblement la même
valeur pronostique.
La
tension élevée retentit sur les artères provoquant au niveau de la paroi artérielle
de petites lésions. Ces dernières favorisent l'accumulation des graisses
sanguines qui, en diminuant le calibre des artères, vont empêcher le sang de
circuler normalement et le ralentir. Ce processus est à l'origine de l'athérosclérose.
La
tension artérielle élevée va aussi provoquer une augmentation du volume de la
couche musculaire qui entoure les artères, et ainsi contribuer à la diminution
du calibre des vaisseaux.
Les
méfaits de l'HTA se font ressentir aussi au niveau des organes. Parmi les plus
touchés on trouve le coeur, le rein et le cerveau.
L'augmentation
de la résistance au niveau des petites artères périphériques (résistance périphérique)
oblige le coeur à redoubler de
force pour continuer à éjecter le même volume de sang dans la circulation.
Cet accroissement du travail provoque, dans un premier temps, une augmentation
du nombre et de la taille des fibres musculaires cardiaques, ce qui a pour conséquence
une hypertrophie de cet organe. Si l'hypertension persiste, le coeur est ensuite
incapable d'assurer efficacement son travail. Il se dilate et diminue sa force
de contraction. Cette insuffisance de la pompe cardiaque s'exprime par des
essoufflements plus ou moins importants liés à la stagnation du sang au niveau
des poumons (oedème pulmonaire).
L'HTA
a une action délétère sur l'appareil de filtration rénale et diminue les
fonctions d'élimination et d'épuration du rein. Cette insuffisance rénale se
traduit par l'apparition d'oedèmes des membres inférieurs ou d'oedèmes généralisés,
une augmentation de l'urée et de la créatinine sanguine qu'il faut donc
surveiller régulièrement chez les hypertendus.
Les
conséquences de l'HTA sur le cerveau peuvent être brutales, graves ou fatales
par hémorragie secondaire à la rupture d'un vaisseau dans le cerveau (intracérébrale)
ou dans le liquide céphalo-rachidien (hémorragie méningée). Un autre mécanisme
possible est l'arrêt de la circulation du sang dans une zone du cerveau du fait
de l'obstruction d'une artère; c'est l'infarctus cérébral.
La
visualisation des artères de la rétine par l'intermédiaire d'un ophtalmoscope
(fond d'oeil) permet de se faire une idée de l'état des artères du cerveau du
fait de leur similitude.
Ce
redoutable facteur de risque qu'est l'HTA peut être "neutralisé" par
un traitement anti-hypertenseur efficace et une hygiène de vie adéquate, évitant
l'alcool, l'obésité, la sédentarité.
1.2
Cholestérol
Il
existe dans le sang plusieurs types
de "graisses", connues sous le nom de lipides sanguins. Parmi eux, les
plus importants sont le cholestérol et les triglycérides. Ces graisses sont
essentiellement apportées par l'alimentation ( l'organisme en fabrique une
certaine quantité). C'est pourquoi leur taux est augmenté si celle-ci est
riche en graisses surtout d'origine animale, en sucre et en alcool. La sédentarité
a elle aussi pour effet de les augmenter.
Certaines
graisses du sang (les acides gras essentiels) sont indispensables à la
fabrication par l'organisme de quelques enzymes et hormones, mais aussi pour la
production de chaleur et d'énergie. Quand l'apport de graisses est excessif, le
surplus se dépose sur les tissus et les artères, participant au processus de développement
de l'athérosclérose.
Ces graisses, insolubles dans le
plasma, sont transportées par des protéines appelées
apolipoprotéines. Le couple apolipoprotéine-cholestérol constitue les
lipoprotéines, dont il existe quatre types
qui rendent les lipides sanguins solubles dans le plasma, permettant
ainsi leur transport sanguin. Les plus connus sont l'HDL ou "bon cholestérol"
ou "agent éboueur" et le LDL ou "mauvais cholestérol"
Les
HDL (lipoprotéines de haute densité) ont un effet protecteur contre le développement
de l'athérosclérose, car elles charrient vers le foie le cholestérol à détruire.
Plus le taux d'HDL est élevé, plus le risque de maladies coronariennes est
faible. Une diminution du taux de HDL est
un facteur de risque indépendant des autres facteurs.
Les
LDL (lipoprotéines de basse densité) ont un effet athérogène et sont donc un
facteur de risque important des maladies coronariennes.
Ce
"mauvais cholestérol" agit au niveau cellulaire en se fixant à un récepteur,
sorte de "porte d'entrée", sur la membrane cellulaire. Quand il y a
trop de LDL cholestérol, les cellules sont complètement saturées et n'ont
plus besoin de cette fraction du cholestérol. Elles
ferment en quelque sorte leurs portes et le surplus de cholestérol reste
dans la circulation et se dépose dans les parois artérielles.
Ces
adjectifs de "mauvais" et "bon" sont pratiques, mais
approximatifs, car il n'existe qu'un seul cholestérol transporté par différentes
lipoprotéines de haute ou de basse densité.
Des
études récentes ont démontré que les apolipoprotéines sont de meilleurs
"marqueurs" du risque que le cholestérol ou ses fractions pour évaluer
le risque athérogène. Ainsi, l'apolipoprotéine B (principale fraction protéique
des LDL) est un facteur de risque coronarien important, alors qu'à l'inverse,
l'apolipoprotéine A1 (liée aux HDL) a plutôt un effet protecteur contre le
risque coronarien.
1.3
Les triglycérides
On
sait actuellement, que les triglycérides sont des facteurs de risque
cardio-vasculaire à part entière, surtout s'ils sont associée à une baisse
des HDL et/ou à une élévation des LDL constituent un risque indépendant
Des
études ont montré que les sujets ayant un taux de triglycérides supérieur à
2 g/l ont un risque cardio-vasculaire plus important que ceux ayant un taux inférieur
à 1,50 g/l.
Généralement,
les triglycérides élevées sont traitées par une baisse de la consommation de
boissons alcoolisées et une diminution du poids.
1.4
Le tabac
Le
tabac est responsable annuellement
de 60.000 décès (dont environ 20.000 d'origine cardio-vasculaire), de 30% des
cancers (bronches, cavité buccale, pharynx, larynx, vessie) et de décès par
affections respiratoires aiguës ou chroniques (infections pulmonaires,
broncho-pneumopathies chroniques obstructives, emphysème).
En
France, la consommation du tabac a doublé au cours des quarante dernières années.
Elle est actuellement de 6 cigarettes par adulte et par jour et représente
environ 90 milliards de cigarettes par an. Fait nouveau, on commence à fumer de
plus en plus tôt : 10% des enfants entre 10 et 12 ans sont des fumeurs réguliers,
27% chez les 11-15 ans et 48% chez les hommes de plus de 15 ans (33% pour les
femmes).
La
toxicité du tabac est liée à la présence dans la fumée de substances comme
le monoxyde de carbone (CO), la nicotine, les goudrons et les irritants.
Le
monoxyde de carbone (CO) en s'associant à l'hémoglobine empêche le transport
d'oxygène au niveau du tissu. Cette hypoxie (diminution d'oxygène au niveau
des tissus) est à l'origine de lésions dans la paroi artérielle (l'endothélium),
favorisant le dépôt progressif du cholestérol qui produit ainsi l'athérosclérose.
Le manque d'oxygène provoqué par le CO entraîne une multiplication des
globules rouges (polyglobulie), une diminution de leur capacité à se déformer
et une augmentation de l'adhésivité et de l'agrégation des plaquettes
sanguines. Ces facteurs sont responsables d'un accroissement de la viscosité
sanguine, qui favorise la formation de caillot (thrombus) à l'origine
d'accidents vasculaires aigus.
La
nicotine est l'agent principal de la dépendance tabagique et agit sur le coeur
en accélérant le rythme cardiaque.
Les
substances irritantes (plus de 40.000 substances ont été identifiées)
et les goudrons ont une influence sur les bronches et les poumons. Ces
derniers sont les principaux responsables de l'action cancérigène du tabac.
La
majorité des fumeurs réguliers désire s'arrêter de fumer, mais un grand
nombre échoue du fait de leur dépendance à la nicotine. Celle-ci est double:
-
Dépendance psychologique et comportementale
-
Dépendance physique
La
première est due aux habitudes, aux gestes, aux rites, qui créent
graduellement de véritables réflexes
conditionnés. Quand à la dépendance physique, elle conduit le fumeur régulier
à maintenir un certain niveau de nicotine dans le sang. Que celui-ci diminue et
le fumeur ressent un besoin pressant, voire irrésistible de reprendre une
cigarette à cause de la sensation de manque.
1.5
Le diabète
Environ
5% de la population occidentale est atteinte de diabète, maladie qui se caractérise
par un excès de sucre (glucose) dans le sang, par un excès de poids et par des
complications artérielles.
Le
diabète est dû à un déficit de production d'une hormone fabriquée par le
pancréas, l'insuline, qui favorise l'utilisation du glucose par les cellules .
Il
existe en fait deux types très différent de diabète:
-
La diabète insulino-dépendant (DID), est une forme sévère qui apparaît le
plus souvent chez l'adolescent, mais parfois chez l'adulte non obèse. Il est
caractérisé par une absence quasi
totale d'insuline et il doit donc être traité exclusivement par des injections
d'insuline.
-
Le diabète non insulino-dépendant (DNID), est une forme modérée qui touche
surtout les adultes, mais parfois également les adolescents. Il se caractérise
par un déficit d'insuline par rapport au besoin et par une résistance de la
cellule à l'action de l'insuline. Ce déficit et cette résistance sont à
l'origine d'une difficile pénétration du
glucose à l'intérieur de la cellule et son accumulation dans le sang.
Les
deux types de diabète s'accompagnent d'une atteinte progressive des capillaires
(petits vaisseaux) de divers organes dont le rein et la rétine et de lésions
des nerfs périphériques. Ils sont considérés comme de véritables accélérateurs
de l'athérosclérose.
1.6
Le syndrome X
Le
syndrome X ou syndrome d'insulinorésistance se caractérise par la présence
d'un certain nombre d'anomalies métaboliques : résistance à l'insuline, intolérance
au glucose, production excessive d'insuline, élévation des triglycérides,
diminution du HDL cholestérol, augmentation
de la pression artérielle et obésité
centrale.
Le
moyen le plus simple de suspecter un syndrome X est le dépistage de l'obésité
centrale. Dans cette dernière, la graisse se trouve plutôt au niveau des viscères
et dans la moitié supérieure du corps. Cette forme d'obésité est dite
masculine ou androïde. Dans l'obésité féminine ou gynoïde, la graisse se
situe plutôt au niveau sous-cutané et dans la moitié inférieure du corps.
Actuellement,
l'obésité androïde (composante du syndrome X) est reconnue comme facteur de
risque cardio-vasculaire au même titre que le tabac et l'HTA.
Le
calcul du rapport (RTH) entre le tour de taille (TT) et le tour des hanches (TH)
permet de savoir facilement si une
personne
a une distribution androïde des graisses:
RTH
= TT en cm/TH en cm.
Avec
un mètre de couturier, on peut mesurer le tour de taille au niveau de
l'ombilic, et le tour des hanches au niveau de la plus grande largeur des
hanches.
Le
RTH normal est inférieur à 1 chez
l'homme et inférieur à 0,8 chez la femme.
Une
étude suédoise montre que les individus qui ont un RTH supérieur à 1 chez
les hommes et à 0,8 chez les femmes, présentent un risque multiplié par
quatre d'avoir un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
2.
LES FACTEURS DE RISQUE MINEUR
Ils
sont appelés ainsi car leur participation dans le développement
des maladies cardio-vasculaires est moins importante que pour les risques
majeurs.
2.1
L'excès de poids
L'excès
de poids se traduit par une accumulation importante de graisse dans l'organisme,
visible surtout au niveau du thorax et de l'abdomen. Cette accumulation est due
soit à un déséquilibre entre l'apport et la dépense de calories,
soit à un trouble métabolique.
On
parle seulement d'obésité quand l'excès de poids est supérieur à 25% du
poids estimé normal en utilisant par exemple la formule de Lorenz (voir
chapitre suivant). Selon la distribution des graisses dans l'organisme, l'obésité
peut être de type féminin ou de type masculin. Cette dernière est un des
composants du syndrome X et aussi un facteur de risque cardio-vasculaire majeur.
Le
rôle de l'excès de poids comme facteur de risque cardio-vasculaire est
difficile à appréhender car généralement, il s'accompagne d'un cholestérol
élevé, d'une absence d'activité physique et de diabète. On sait, que l'excès
de poids demande au coeur un effort plus important pour envoyer le sang dans
l'ensemble du corps et cet effort accru provoque souvent une augmentation de la
tension artérielle.
Les
statistiques montrent que chez les obèses, l'HTA est dix fois plus fréquente
et le diabète huit fois plus fréquent que
chez les sujets de poids normal. Les deux tiers des obèses ont un excès de
cholestérol.
L'obésité
chez les jeunes semble être nocive. Un excès de poids de 20 à 25% à l'âge
de vingt-cinq ans accroît le risque d'HTA, d'hypercholestérolémie et plus
tard de maladie coronarienne.
2.2
La Sédentarité
La
sédentarité ou le manque d'activité physique est associée à un risque accru
de maladie coronarienne. Un exercice physique régulier améliore la circulation
sanguine, protège le coeur et les
artères, et augmente le taux du bon cholestérol .
Parmi
les exercices physiques, la course et la marche à pieds sont les sports les
plus efficaces pour les artères. Ils permettent une utilisation optimale de
l'oxygène par les cellules.
Des
études ont montré que l'incidence de la maladie coronarienne est 1,3 fois plus
importante chez ceux dont le travail demande moins d'effort que chez ceux dont
l'effort au travail est physiquement éprouvant.
2.3
Le stress
Le
stress est considéré aujourd'hui comme "le mal du siècle". Il est
présent partout: chez le blessé, le joueur qui participe à un
match très important, le parieur qui suit avec passion une course de
chevaux, le jeune qui passe son bac. Tous ceux-là sont "stressés".
Quel est donc cet état commun aux Hommes?
Le
stress a été défini par Selye (1956) comme "une réponse non spécifique
de l'organisme à toute demande qui lui est faite". Cette définition
signifie que n'importe quelle demande (physique, psychologique ou émotionnelle,
bonne ou mauvaise) provoque une réponse biologique de l'organisme identique et
stéréotypée, caractérisée essentiellement par une sécrétion d'adrénaline,
substance qui provoque une vasoconstriction et donc une
augmentation de la tension artérielle, et une accélération de la fréquence
cardiaque.
Les
facteurs qui provoquent le stress (stresseurs) peuvent être très divers :
froid, chaleur, choc opératoire, traumatisme, divorce, perte d'emploi, perte
d'un être cher, colère, surcharge de travail, maladie des enfants.....
L'accumulation
de ces événements de la vie accroît l'intensité du stress et entraîne une détérioration
de l'état de santé. Une échelle des événements récents de la vie a été
mise au point par Holmes et Rahe. Elle permet de connaître le poids de ces événements
dans l'apparition du stress. Les événements peuvent être heureux ou
malheureux mais l'essentiel réside dans le fait que l'effort d'adaptation génère
un certain niveau de stress chez l'individu.
Plus la personne aura à affronter des événements stressants dans une période
de temps donnée, plus elle aura la possibilité de connaître des problèmes
importants de santé au cours de l'année suivante. Des études épidémiologiques
montrent, par exemple, que le risque de tomber malade est plus important dans
l'année qui suit le veuvage, la perte d'un emploi ou un divorce.
ÉCHELLE
DES ÉVÉNEMENTS RÉCENTS DE LA VIE
(d'après
Holmes et Rahe)
QUELS
SONT LES ÉVÈNEMENTS SURVENUS DANS VOTRE VIE L'ANNÉES DERNIÈRE?
Événements
Points
Événements
Points
_____________________________________________________________________________________________
Décès du conjoint
100
Changement de responsabilité
Séparation
65
professionnelle
30
Décès d'un parent proche
63
Fils ou fille quittant le domicile
29
Accident ou maladie personnelle
53
Ennui avec la belle famille
29
Mariage
50
Epoux commençant ou arrêtant
Perte d'un travail
47
de travailler
29
Réconciliation conjugale
45
Exploit personnelle remarquable
28
Retraite
45
Changement d'habitudes personnelles
24
Modification de l'état de santé
Ennui avec un supérieur au travail
23
d'un membre de la famille
44
Changement d'horaires ou de condition
Grossesse
40
travail
20
Difficultés sexuelles
39
Déménagement
20
Nouvelle personne dans la famille
39
Changement d'école
20
Changement subit de ressources
Changement de loisir
19
financières
38
Changement d'activité sociale
18
Décès d'un ami proche
37
Prise d'une hypothèque partielle sur
Nouveau type de profession
36
la maison
17
Augmentation ou diminution des
Changement d'habitudes de sommeil
16
disputes avec son partenaire
35
Changement dans la fréquence des
Prise d'une grosse hypothèque sur
réunions familiales
15
votre maison
31
Changement vestimentaire
15
Saisie hypothécaire ou emprunt
30
Vacances
13
Violations mineures de la loi
11
_____________________________________________________________________________________________
SCORE:
En additionnant les points vous trouverez votre niveau de stress.
-
0 à 149 : peu de
stress
-
150 à 199 : stress léger
-
200 à 299 : stress modéré
-
300 et plus: stress important
Quand
les stresseurs agissent en permanence, l'organisme devient incapable de faire
face aux agressions car une espèce de désadaptation ou d'incapacité se
produit. Le stress est alors un facteur de risque d'hypertension artérielle ou
des maladies coronariennes en soumettant les artères à des spasmes répétés
(vasoconstrictions répétées) qui finissent par les épuiser.
Les
sujets ne réagissent pas de la même façon face aux stresseurs. En général,
on distingue deux types de profil psychologique qui répondent différemment aux
stresseurs.
Le
profil "A" ou "coronagène", plus exposé au stress, conçoit
la vie comme une lutte permanente. Il est toujours en quête de l'approbation
sociale, fréquemment pressé et impatient, perfectionniste et ambitieux. Il
aime travailler beaucoup et a l'habitude de mener parallèlement plusieurs
activités. Ponctuel et compétiteur, il anticipe dans la conversation lorsque
l'interlocuteur ne termine pas assez vite ses phrases.
Par
contre, le profil B est plutôt introverti, détendu, patient et poli. En fait
ce profil peut se définir par l'absence des traits qui caractérisent le profil
A.
Il
est bien évident que le type A est plus exposé aux maladies cardio-vasculaires
que le B. Ainsi le risque d'infarctus du myocarde est 2,5 fois supérieur chez
les sujets à profil A. Ce risque est encore multiplié par 2 en ce qui concerne
les récidives d'infarctus.
Si
vous voulez savoir à quel profil vous appartenez il
suffit de répondre à l'auto-questionnaire ci-dessous.
TEST
DE COMPORTEMENT
Répondez
à chaque question en entourant d'un cercle le chiffre qui s'applique le mieux
à votre comportement.
_________________________________________________________
1)
Inexact aux rendez-vous 1 2 3 4 5 6 7 8 Jamais en retard
2)
Pas d'esprit de compétition 1 2 3 4 5 6 7 8 Très compétitif
3)
Jamais pressé, même sous pression 1 2 3 4 5 6 7 8 Toujours pressé
4)
Aborde une seule chose à la fois 1 2 3 4 5 6 7 8 Fait plusieurs choses à la
fois
5)
Lent à tout faire (manger, marcher, parler) 1 2 3 4 5 6 7 8 Pressé pour tout
6)
Réfléchit avant d'exprimer ses sentiments 1 2 3 4 5 6 7 8 Impulsif en s 'exprimant
7)
Plusieurs centres d'intérêts 1 2 3 4 5 6 7 8 Peu de centres d'intérêts
_________________________________________________________
Interprétation
des résultats
Additionnez
maintenant vos scores et regardez dans quelle catégorie vous vous situez.
* Moins de 30 : type B certain
* 30 - 33
: type B possible
* 34 - 36
: type A possible
* 37 - 40
: type A modéré
* plus de 40 : type A extrême
En
répondant attentivement aux questions du test d'évaluation du stress vous
pouvez mesurer votre niveau de stress et prendre les mesures nécessaires pour
neutraliser un certain nombre de stresseurs.
TEST
D'ÉVALUATION DU STRESS
Répondez
aux questions suivantes en vous référant au mois passé.
-
Si vous n'avez jamais ressenti un des items, marquez 1
-
Parfois, marquez 2
-
Souvent, marquez 3
-
quotidiennement, marquez 4
_________________________________________________________
ITEMS
Jamais Parfois Souvent Quotid.
_________________________________________________________
1.
Maux de tête
1 2
3 4
2.
Difficulté pour dormir
1 2
3 4
3.
Fatigue
1 2
3 4
4.
Suralimentation
1 2
3 4
5.
Constipation
1 2
3 4
6.
Douleur au bas du dos
1 2
3 4
7.
Problèmes allergiques
1 2
3 4
8.
Sensation de nervosité
1 2
3 4
9.
Cauchemars
1 2
3 4
10.
Tension artérielle élevée 1
2 3
4
11.
Urticaire
1 2
3 4
12.
Consommation d'alcool
1 2
3 4
13.
Infections mineures
1 2
3
4
14.
Indigestion
1 2
3 4
15.
Respiration rapide
1 2
3 4
16.
Inquiétudes
1 2
3 4
17.
Nausées ou vomissements 1
2 3
4
18.
Irritabilité
1
2 3
4
19.
Migraines
1 2
3 4
20.
Insomnies du matin
1 2
3 4
21.
Perte d'appétit
1 2
3 4
22.
Diarrhée
1 2
3 4
23.
Mal au cou ou à l'épaule 1
2 3
4
24.
Crise d'asthme
1 2
3 4
25.
Crise de colite
1 2
3 4
26.
Période de dépression
1 2
3 4
27.
Grippe ou coup de froid 1
2 3
4
28.
Accidents mineurs
1 2
3 4
29.
Tranquillisants
1 2
3 4
30.
Antidépresseurs
1 2
3 4
31.
Ulcère digestif
1 2
3 4
32.
Mains ou pieds froids
1 2
3 4
33.
Palpitations cardiaques 1
2 3
4
34.
Problèmes sexuels
1 2
3 4
35.
Angoisse
1 2
3 4
36.
Colères
1 2
3 4
37.
Difficulté à communiquer 1
2 3
4
38.
Incapacité à se concentrer 1
2 3
4
39.
Manque d'amour propre
1 2
3 4
40.
Sensation de dépression 1
2 3
4
41.
Pleurs 1
2 3
4
42.
Difficultés à prendre des 1
2 3
4
décisions
_________________________________________________________
SCORE
(il n'est valable que pour un mois)
-
Moins de 50 : vous allez très bien
-
50 à 80 : vous
êtes légèrement stressé
-
81 à 109 : vous êtes
moyennement stressé
-
110 et plus : vous devez, de façon urgente, réduire
votre niveau de stress.
|